Arbailles mai 2014

Camp Arbailles

du 30 avril au 4 mai 2014

 

 

Mercredi soir : départ

 

Toutes les conditions étaient réunies. Le départ était programmé à 18h à Naintré. Arrivée de Tiphaine à 18h30. Là, moment de terreur : il faut rentrer l’énorme tas d’affaires empilé au pied de la Kango dedans.

 

Voiture chargée, il est 19h. Tout le monde embarque. Après 100m de route, papa Beau se pose des questions sur le tangage du véhicule. La voiture est un peu lourde et le gonflage des pneus s’impose. Mais où ? Peut-être l’éléphant bleu ? bin non. Intermarché ? non plus. Feu vert ? Toujours pas. Total ? Bingo, moyennant deux euros cinquante ! Le mieux dans la blague c’est que les pneus étaient déjà à la pression nécessaire.

 

Ça y est on y est, top départ ! Il est presque 20h, on part de Châtellerault GPS en main. On passe le péage, le conducteur et le passager très occupés à discuter s’orientent vers la mauvaise direction : départ Châtellerault sud, arrivée Châtellerault nord ! Eh oui, petit coucou à la main jaune, ça ne fait pas de mal !

 

Très en avance, nous oublions de sortir à Poitiers (c’est la faute du GPS) et devons faire un détour d’une heure dans la pampa. C’est pas grave, gardons le sourire !

 

Fiers de nous, nous arrivons enfin à Saint jean le vieux, il ne reste plus qu’à trouver le gîte. Il est déjà 1h30 mais le lit n’est pas loin. Erreur ! Les indications que nous avions étaient fourbes. Au comptoir agricole basque nous devions tourner à gauche, puis deuxième maison à gauche et c’était bon. Arrivé devant le CBA, nous tournons à gauche et arrivons devant la deuxième maison. Après avoir exploré la totalité du quartier, c’est sûr c’est pas là ! Fatigue et désespoir, il est 2h30. Nous rebroussons chemin vers Saint jean Pied de Port avec la folle idée de trouver quelqu’un. Miracle ! Les nombreux restaurants du coin ferment (très) tard ! Les indications n’étaient pas erronées, il ne faut juste pas confondre le CBA et le CAB ! Evident, non ?

 

Enfin au lit à 3h du matin.

 

Jeudi : Bexanka

 

 

Réveil tardif, nous démarrons en douceur. Il faut petit déjeuner, préparer la bouffe et signer le contrat de location. Ensuite direction Bexanka à Camou-Cichigue. Nous nous arrêtons au café pour signer le registre après avoir croisé trois poules et esquivé un troupeau de moutons.

 

Nous décidons de manger avant de descendre.

 

L’entrée du trou est à côté d’une petite cabane qui au moment des premières expéditions servait d’abri pour le treuil. Baptiste équipe. Il est suivi de papa Beau qui allume la caméra pour filmer nos exploits. Le puits d’entrée ressemble à une goutte d’eau. Au fur et à mesure de la descente la mousse des parois étriquées laisse place à une vaste cavité qui promet une journée magnifique. On commence par une petite montée, quelques concrétions et un passage un peu « étroit ». Nous arrivons devant une série d’échelles. Le raccordement de deux cordes est l’occasion d’une révision des passages de nœuds. Une nouvelle série d’échelles, un peu de crapahut, une petite désescalade et nous arrivons dans la salle de l’arche. C’est une salle impressionnante jonchée de blocs avec sur notre gauche une arche démesurée sous laquelle nous devons passer pour nous rendre vers le puits Joly en contournant de magnifiques concrétions. On monte une pente glaiseuse puis on redescend jusqu’à un gourd mais là nous nous apercevons qu’il nous manque des sangles pour continuer (nous sommes des glandus). Papa Beau, de sa grande expérience, décide de prendre le relais pour équiper la suite. Descente du puits Joly jonché d’échelles, mais comment ont-ils fait pour toutes les transporter ici ?

 

 

   

 

Arrivés en bas un chemin de cordes en fixe sur pente raide et boueuse  nous attend. Après avoir vaincu ce pic une pause « goûter » s’impose. Nous nous apercevons qu’il est déjà tard et décidons de rebrousser chemin. Nous rentrons au gîte prendre une bonne douche chaude, le luxe !

 

Vendredi : Prospection

 

Réorganisation du véhicule en vue d’une journée prospection. On part direction le cayolar. Arrivée dans le brouillard, il restera toute la journée. Nous commençons par aller faire le tour du propriétaire. Le côté droit du cayolar est en train de s’effondrer, il y a d’importants travaux à faire.

 

 

 

La prospecte commence avec les indications d’un spéléo du coin. A 100m de la voiture on s’arrête au premier trou grillagé. Tiphaine le nomme le « trou de la tortue » et s’engage dedans. Il ne peut pas passer. Baptiste y va pour péter le caillou qui gêne mais impossible de le dégager. Il casse au- dessus mais rien ne bouge comme on veut. Après réflexion on décide de casser le béquet supérieur à l’aide du burin et de la massette. Ce dernier finit par se fendre en deux et sous la pression des blocs arrières tout risque de s’écrouler. Par précaution nous adoptons la stratégie de l’arrachage de dent à la porte, c’est-à-dire que nous entourons une partie du bloc avec la corde et le tirons depuis l’extérieur. Le bloc cède et au moment de redescendre Baptiste casse le nez de la tortue. L’éboulement est trop instable pour tenter quoi que ce soit et nous sommes obligés de couper la corde pour la récupérer.

 

Nous reprenons la prospection en nous basant sur le trajet estimé du GU 201. Papa Beau aperçoit dans le lointain, au bout de sa longue vue, une tache sombre entre deux rochers. Baptiste se trouvant à proximité, il l’envoie en reconnaissance. Derrière la broussaille se cachait un trou ; dans ce trou nous jetâmes un caillou ; ce caillou roula jusqu’au bout ; et ce bout fit un bruit de boue ! Youpi ! Le constat fut fait, un puits fut trouvé ! Papa Beau s’exclama « Yabon la banane », le puits était nommé ! Après tant d’émotions, il est temps d’aller se faire un gueuleton d’un savoureux mélange patates-champignons. Sur le trajet et dans l’axe du trou trouvé, Hélène repère un étroit passage qu’il faudra aussi explorer.

 

Une fois le repas avalé, tous motivés et bien outillés nous y sommes retournés, papa Beau spite pendant que nous débroussaillons. Devant nous s’ouvre une large brèche taillée pleine roche. Le puits est bien dessiné et mesure environ 11m. Suite à un équipement dans les règles de l’art, Papa Beau descend en premier.  « Nous sommes les premiers à poser la botte là où personne n’a mis le pied » dit-il.

 

 

 

Après une rapide analyse le puits se referme sur un petit méandre  impénétrable d’où il sent un courant d’air assez marqué, il demande à Baptiste de descendre de quoi désober. Avant que Tiphaine ne s’engage, un sauvetage s’impose : une salamandre et un lézard ont élu domicile dans le bas et nous ne voulons pas les écraser. Une fois les petites bêtes hors de danger, le reste de l’équipe rejoint la base du puits.

 

 

Baptiste est en plein travail de pelletage, Dominique attrape les blocs au vol et Tiphaine range les cailloux. Après avoir creusé sur environs 1m50 nous stoppons les travaux car il faudrait pouvoir étayer les déblais pour ne pas qu’ils retombent dans le fond. Dans l’euphorie de la découverte nous donnons un petit nom à la cavité : le Boumga Toumga Houmga Doumga (numérotation 215, zone à définir).

Nous décidons de rentrer au gîte.

 

 

 

 

Samedi : suite des découvertes

 

Nous remontons au cayolar et nous décidons de reprendre nos recherches dans l’axe du croisement de la route et à proximité du col. On se disperse : Dominique retrouve un trou grillagé derrière le BTHD, Hélène retrouve le GU 204 et un petit trou à côté et on trouve une diaclase dans le bas de la doline. Ils seront à regarder une prochaine fois.  En redescendant pour manger, nous tombons sur un trou sans numérotation mais qui semble déjà avoir été exploré. Un peu plus loin nous en trouvons un caché sous une palette, nous commencerons par celui-là après avoir déjeuné.

 

 

 

Tiphaine agrandit le trou de la palette (numérotation 209, zone à définir) pour qu’on puisse passer. Pendant ce temps Baptiste va chercher la corde laissée au BTHD. Une fois l’entrée élargie, on aperçoit le sol 1m50 plus bas. Baptiste s’engage, c’est une petite galerie descendante sur 5m allant jusqu’à -3 concrétionnée au bout et avec des restes de calcite sur les parois. La roche a un aspect déchiqueté. L’éboulis du sol et la paroi se rejoignent sans perspective de continuation. Tout le monte va y jeter un œil avant de replacer la palette.

 

Tiphaine repart au cayalor récupérer une nouvelle palette qu’il remonte avec une force hors du commun tout en haut de la montagne. Pendant ce temps Hélène est bien décidée à en découdre avec les 40cm² de trou découvert la veille. (numérotation 216, zone à définir)

 

 

 

Au même moment Baptiste et Papa Beau vont voir à quoi ressemble le trou sans nom. Après un petit puits de 3m, une galerie inclinée arrive sur un R2. Le méandre se poursuit sur une dizaine de mètres jusqu’à un resserrement partiellement obstrué par des bocs qui ne permettent pas le passage. Le haut du méandre semble s’élargir mais il faudra équiper pour pouvoir y accéder. En ressortant Tiphaine va voir un autre passage à la base du R2. Ça descend sur deux ou trois mètres avant d’arriver sur un éboulis et une diaclase remontante. Il ne peut pas aller voir jusqu’en haut, la boue rend le passage trop glissant. Il y a peut-être une continuité à ce niveau. Il rejoint Baptiste en bas de la première partie où il est un train d’essayer de dégager les blocs qui gênent mais sans succès, la roche est trop dure.

 

 

Pendant ce temps Papa Beau et Minie Beau sont partis spiter le 216. Devant le trou Papa Beau s’écrie « Oh la vache, c’est bien serré. Avant de spiter, il faut creuser ! ».  Branle-bas de combat, on s’y remet.

Hélène va chercher le matériel désob et Dom va faire les relevés pour repérer le 215 sur la carte. Baptiste et Tiphaine ressortent du trou sans nom, tout le monde se retrouve pour creuser. L’attaque du Chien Flou, du Raton tapeur et de Woody Wood spitter a raison du trou qui en moins d’une heure est bien agrandi. Hélène tente de descendre mais elle est vite arrêtée par un béquet. Elle remonte et Dominique se met la tête en bas pour le casser à la massette.  Tiphaine prend le relais mais ne parvient pas à descendre non plus et Baptiste y va pour finir d’élargir et s’engage jusqu’en bas. C’est une diaclase de 7m de profondeur qui pince sévèrement en bas. Tout le monde descend tour à tour savourer ces quelques mètres de première durement gagnés.

 

Fin de la journée, fatigués mais comblés nous rentrons sous un ciel dégagé.

 

 

Dimanche : rangement

 

Nettoyage, nettoyage, nettoyage…

 

 

BM, TM, HB, DB

 

 

 

 

Plus de photos dans la galerie!




Calendrier
« Octobre 2018 »
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031
Galerie photos

La Coume - septembre 2018

Météo

Mercredi

min. 7 ° max. 20 °
Partiellement nuageux

Jeudi

min. 4 ° max. 19 °
Partiellement nuageux

Vendredi

min. 4 ° max. 16 °
Nuageux
Espace Membre

Pas encore de compte ?

Mot de passe oublié ?