Camp Arbailles juillet 2016

 

 

 Camp Arbailles juillet 2016

Participants : Dominique, Hélène, Kévin et Loïc R)

 


14 juillet premier jour :

 

Réveil sous la pluie des Arbailles mais cela ne dure pas, nous pouvons installer le camp et préparer le matériel.

 

 

Départ à 12h vers le col d'Aroscoa, Kévin découvre la route et ses virages.

Nous prenons le temps de manger au soleil avant d'entamer les 40 minutes de marche jusqu'au trou.

 

 

Il faut dégager les orties qui ont poussés depuis l'année dernière avant de se faufiler dans l'entrée de la cavité.

La première galerie est beaucoup plus humide que d'habitude. Nous rejoignons sans problème le sommet des puits où Dom équipe la descente.

Nous avons par contre du mal à localiser le passage prometteur repéré par l'équipe 2015 mais Hélène fini par le retrouver.

Après avoir un peu dégagé la galerie d'accès et planté les spits Kévin parvient à descendre de quelques mètres pour voir la suite qui parait très serrée.

Le courant d'air glacé qui vient du fonds et le bruit des cailloux qui descendent pourtant encore sur 20 à 30 mètres nous motivent pour continuer.

 

 

Il est plus de 18h pour aujourd'hui nous décidons de remonter surtout que nous sommes trempés et gelés.

La cavité est vraiment très boueuse, froide et humide, il va falloir rajouter des polaires supplémentaires pour la suite !

 


Après les 40 minutes de marche retour et la descente dans la vallée nous nous arrêtons à la rivière pour laver le matériel pour pouvoir le réutiliser demain.


Nous sommes de retour au camp pour profiter d'un magnifique couché de soleil sur le pic de Guillemberro, joli cadeau pour bien terminer la journée et nous encourager pour la suite !

 

 

 


15 juillet : deuxième jour


Le soleil est au rendez-vous et c'est tant mieux car la priorité de ce matin est de faire sécher les affaires trempées par la descente d'hier. Personne n'a envie de remettre sa sous-combinaison  mouillée pour affronter le froid de la cavité.

Le temps de se préparer et de quelques courses et tout est suffisamment sec. Nous réussissons même à partir deux heures plus tôt qu'hier. Nous sommes à l'entrée de la cavité à midi.

Nous nous accordons le temps de manger dehors surtout que c'est grand bleu et que le paysage est magnifique.

 


De retour au terminus d'hier nous voulons vérifier le positionnement du passage pour nous assurer qu'il ne retombe pas dans la galerie inférieure déjà connue.

     

 

Une partie de l'équipe reste sur le passage supérieur tandis que l'autre descend au fond et nous nous apercevons rapidement que nous sommes bien sur deux passages différents.

Nous reprenons donc l'équipement pour essayer de contourner par le haut le rétrécissement sur lequel nous avons buté hier. Cela prend du temps et le courant d'air glacé qui vient des profondeurs fait grelotter  tout le monde mais c'est aussi la promesse d'une grande descente et cela nous motive.

 

    


Kevin parvient à se glisser dans l'étroit passage vertical et à avancer de plusieurs mètres jusqu'à un élargissement. De la il voit le méandre continuer devant lui et dessous les pierres descendent toujours d'une trentaine de mètres. Il faudra de nouveau équiper pour passer en hauteur dans la partie la plus large. Avant de remonter à la surface nous jouons du marteau pour agrandir le passage afin que toute l'équipe puisse continuer demain. Nous ressortons vers 20h15. Le temps de nous charger et de rejoindre la voiture, il est 21h30 et la nuit tombe, c'est à la lumière des frontales que nous lavons le matériel à la rivière ce qui surprend un peu les habitants proches !


Retour au camp, douche, repas, ce n'est que vers une heure du matin que nous nous glissons dans les duvets. Ouf ça fait du bien !

 

 

16 juillet : troisième jour

 

Le déroulement de la journée est maintenant bien rodé: le matin séchage des affaires et préparation du matériel individuel et collectif, trajet en voiture vers les sommets, marche d'approche, pique nique au soleil pour faire le plein de chaleur et équipement pour la descente.

 

Nous entrons sous terre vers 13h30. Loïc et Dom vont au terminus pour équiper la vire dans le passage élargi hier. Pendant ce temps Kévin et Hélène améliorent le passage dans la galerie d'accès.

 

 

       

 


La progression est encore difficile pour aller vers la suite car cela reste étroit et glissant.

Nous finissons par arriver dans un joli méandre blanc et propre. Nous sommes à environ 15 m du fond ou d'un pallier de 7 ou 8 mètres du plafond.Malheureusement notre progression est vite stoppée par un nouveau rétrécissement mais derrière ça continue aussi loin que nous pouvons voir. Nous sommes convaincus maintenant d'être dans la diaclase principale de la cavité et le courant d'air glacé venant du fond reste notre fil conducteur.

 

 

     

 

Il faudra donc de nouveau aménager le passage pour continuer. Pour l'heure il faut penser à ressortir puisqu’ il faut remonter tout le matériel et déséquiper  la cavité : le retour pour Châtellerault est déjà pour demain !


Nous sortons vers 20h, c'est lourdement chargés qu'il faut refaire la marche vers la voiture sur un parcours très pentu. Cela laisse le temps de digérer le fait de ne pas avoir fait toute la première dont nous rêvions et déjà les conversations tournent autour de "Quand revenons nous pour continuer ?".


Après l'arrêt "lavage de matériel" à la rivière nous rentrons au camp à 22h30.

 

17 juillet : quatrième et dernier jour

 

Pour ce dernier jour du camp nous avons décidé de varier les plaisirs, pas de descente sous terre mais une petite séance de prospection dans la montagne en quête de nouveaux trous à explorer.

 

 

Dom guide l’équipe vers la zone à l’aplomb de l’amont du GU 201, l’idée de pouvoir un jour trouver la deuxième entrée de la cavité que le SCC a explorée pendant tant d’années est toujours là. C’est aussi l’occasion de faire découvrir le secteur à Kévin et Loïc. Nous passons au gouffre blanc, pouvons observer les pendages des couches calcaires et les zones de lapiaz, localiser quelques gouffres importants du secteur. Comme le ciel est parfaitement dégagé à 360° nous avons une vue magnifique sur les chaines de montagne, à vol d’oiseau la Pierre Saint Martin ne parait pas très loin !

 

 

Nous nous séparons, chacun part de son côté fouiner dans les pentes et les recoins calcaires. Kévin et Loïc repèrent un petit puits de quelques mètres et une entrée que nous avions déjà explorée il y a quelques années. Dom localise deux trous entourés de vielles clôtures, probablement déjà descendus mais dont le positionnement est très intéressant pour une connexion éventuelle et qui mériteraient d’être réexplorés attentivement.

 

 

Le temps de faire un pointage GPS du deuxième, qui semblent le plus intéressant, et nous devons repartir car la matinée est déjà bien avancée, il reste le camp à ranger et cet après-midi la route du retour nous attend. Cette petite balade a cependant été suffisante pour relancer le moral de tout le monde. Chacun cogite déjà pour trouver des solutions aux difficultés rencontrées : nouvelle perceuse compacte pour l’équipement, moyen de faire sécher les vêtements rapidement, drone pour la prospection… Bref la machine à rêves est relancée, c’est sûr nous reviendrons ! laugh

 

 




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