Stage perfectionnement

Stage perfectionnement 

28 octobre au 5 novembre 2017

 

Nous sommes partis - Loïc R., Kévin, Hélène et Jérémie (SCA) - une semaine en stage perfectionnement organisé par la Fédération Française de Spéléologie sur le massif du Vercors. Le but de cette semaine était d'apprendre et de nous perfectionner aux techniques d'équipement cordes.  

 

 

 

Dimanche 29/10

 

Hier, arrivée au gîte vers 17h45. Nous sommes accueillis avec gâteaux et café avant de commencer le briefing sur le déroulement de la semaine. Vérification du matériel perso et préparation des kits pour le lendemain. Aujourd'hui nous faisons équipe avec Loïc et nous partons vers "gour fumant". Kevin et Jérémie font équipe avec Alexane qui vient du Vercors. Ils partent pour la grotte de la cigale.


Loïc commence l’équipement. Deux ressauts, deux puits et enchaînement de plusieurs puits. Les volumes sont plus vastes que chez nous ! Et il ne fait pas si froid. Il y a beaucoup d amarrages forés et  on a plus d’as que de mousquetons plaquettes. Il avance plutôt rapidement, l’instructeur Nico nous suit. Je prends le relais à mis parcours et nous empruntons le passage de la boite aux lettres. Descente de quelques mètres et nouveau puits. Loïc et Nico déjeunent pendant que je continue car je n avance pas vite. Ensuite arrivée sur une vire qui me pose quelques problèmes (p***** mais quelle m**** !!). Elle est a nouveau suivie d un puits de plusieurs dizaines de mètres. Arrivée dans une grande salle jonchée de gros blocs. On ne voit pas le plafond. Dernier puits de 16m. Arrivée au fond nous avons atteint l objectif de la journée. Nous remontons en déséquipant.

 

Tpst : environs 6h. Ce soir exposé et de nouveau préparation des kits pour le lendemain. 

 

Hélène

 

Super journée. En équipe avec Jérémie (SCA) et Alexane.  Réveil à 7h30, et 9h départ en voiture pour le Trou Qui Souffle (réseau Cigale). Petit arrêt en passant au pied de la nouvelle structure artificielle pour la visiter, un très joli complexe, à faire !

 

10h30 entrée dans la cavité. Alexane commence l’équipement au pied de la route. Elle équipe 2 puis, et après une partie à pied sur environ 80m, elle équipe le 3ème puis de 35m. Je prends la relève, j’équipe une vire. La lecture de la paroi est une première, pas évidente avec beaucoup de spits et de broches qui peuvent aider comme induire en erreur.   Sous l’œil averti du Moniteur, c’est le moment d’essayer des variantes dans les amarrages. J’utilise un as et un nœud de tisserand par exemple, ou tresser un double amarrage pour économiser des mousquetons. Un vrai régal, le temps passe vite, sauf pour les équipiers. Je vide mon kit d’environ 100m de cordes et 25 mousquetons/plaquettes pour 3 vires et 2 puis.  

 

13h au tour de Jérémie de prendre la suite, j’en profite pour manger à mon tour. Une grosse vire dans un méandre lui prend du temps, nous en profitons pour réviser le décrochage. Dans les périodes d’attente, notre Mono nous lance des petits jeux, passage de nœud, remontée d’un puis sans bloqueur de pied, fixation d’un double amarrage chronométré... on se prend au jeu, on apprend et nous maintient en activité pour éviter le froid.

 

A la remonter, on déséquipe le travail d’un autre. Alexane, Jérémie et moi pour finir à la sortie, il est 17h30. On rente, on range le matériel, 18h30, débrif et visionnage d’un documentaire sur la géologie. 19h00 on prépare les kits pour la sortie du lendemain. 20h00 cartier libre, vite la douche!!! 21h00 on se retrouve pour le bon repas bien copieux. 23h45 j’écris cette dernière ligne, topo et descriptif de la cavité de demain en tête. 

 

Kévin

 

Lundi 30/10

 

Aujourd'hui nous sommes allés avec Loïc et Steph au trou d'Ira. Les coordonnées du trou étaient mauvaises et il nous a fallu 1h30 de montée sur les pistes de ski et dans la forêt pour trouver l’entrée. Grand puits d une trentaine de mètres pour débuter. On l équipe en double avec des fractionnements et des déviations tout le long pour éviter les frottements. Loïc descend équiper la suite pendant qu'on parle nœuds, trucs et astuces avec Steph. Loïc n a pas équipé le bon puits et est obligé de remonter en déséquipant derrière lui. Pendant ce temps on mange et on se fait un truc chaud.

 

Je reprends l’équipement. Petit ressaut de 2m et moi aussi je me trompe et commence à équiper le mauvais puits… C est à gauche que se trouve le bon, derrière une margelle de 2m de haut. Main courante et début d un large puits. Au premier tiers, nouvelle margelle. Il faut éviter le frottement grâce à une déviation. Dernier tiers et dernier fractio avant de toucher le sol. Nous remontons en déséquipant car il est déjà tard. 

 

Pour l’exposé du soir, Patrice (l’un des stagiaires moniteurs qui nous encadrent) nous présente le relief du Vercors et sa formation. 

 

Hélène

 

Mardi 31/10

 

Aujourd'hui on s’en va bras dessus bras dessous avec Kévin. Nous accompagnent Fabien (dit l’ours) qui est instructeur et Fabrice qui passe le M3. Cavité du jour "la fée anglaise". Le nom vient d’un groupe de spéléos anglais partis faire un trou à côté qu'ils n’ont jamais trouvé. Ils ont découvert celui ci et puisqu'ils étaient anglais.... 

 

Bref, le trou est juste à côté de la route (bonheur !) Dans un petit bout de forêt, au milieu d un lapiaz recouvert de mousse. Kevin équipe la vire d’entrée et on équipe tout le reste de la cavité en double. C est une succession de trois puits d’une trentaine de mètres coupé par des paliers. Tout est concrétionné, on descend sur des coulées de calcite géantes ! À mis parcours il y a un réseau fossile qu'on atteint en pendulant. Kevin teste et fini par renoncé à force de se balancer. Chacun de nous bricole, travaille les nœuds et réfléchi aux différentes possibilités d’équipement. On découvre trucs et astuces pour moins se fatiguer, régler plus facilement. On se lance aussi sur les amarrages naturels. Nous testons également les pulses qui sont un nouveau système de fixation rapide de plaquette. Nous nous arrêtons au milieu du dernier puits d’où on peut apercevoir la nappe d’eau très basse pour la période. On remonte chacun sur l’équipement de l’autre, une nouvelle occasion d’apprendre.

 

L exposé du soir est sur la biospéléologie, l’étude des "petites bêtes" !

 

Hélène

 

Mercredi 1/11

 

Les moniteurs ont décidé de mélanger les groupes nous partons avec Laurent et Nico vers la grotte de « Pot du Loup ». A l’orée de la forêt s’ouvre une cavité de 6-7 mètres de diamètre. Le départ se fait sur les arbres au bord et tout l’équipement du premier puits a lieu à ciel ouvert. Laurent part à gauche et descend plein pot en ajoutant seulement une déviation. De mon côté, il faut trois fractionnements avant d’atteindre le bas. D’ici, deux options : soit rejoindre la sortie par une conduite un peu basse, soit accéder à la suite du réseau  par une escalade. Nous grimpons et allons équiper le puits suivant  en double ! C’est une très belle descente d’une quarantaine de mètre le long de concrétions géantes. Un puits magnifique qui se termine par un large palier et un second puits. J’équipe une main courante tandis que Laurent pendule pour atteindre la suite. Nous déjeunons après deux petits resseaux. Deux autres petit puits, toujours aussi beaux, et nous arrivons dans une nouvelle grande salle. En levant la tête on s’aperçoit que cette salle concrétionnée est en fait un puits circulaire haut d’une centaine de mètres. Sublime !

 

En remontant nous déséquipons et nous faisons quelques dégagements. Nous sortons vers 15h30 en ayant atteint l’objectif de la journée et en ayant fait des progrès significatifs depuis le début de la semaine.

 

Le soir nous discutons de l’auto secours et de ce qu’il est nécessaire de toujours avoir sur sois : couverture de survie, eau, nourriture, moyen de chauffage etc. Quelques rappels pour profiter de nos ballades sous terre en toute sécurité !

 

Hélène

 

Jeudi 2/11

 

Pour ce dernier jour de stage, je pars au pot du loup avec mes collèges spéléo, Irene une ardéchoise en stage comme moi,   Patrice notre encadrant futur Moniteur, Domi et Tristan qui évaluent Patrice en ce jour fatidique pour tous les Moniteurs en formation sur cette semaine. Cette cavité se compose d’un puit d’entre d’environ 35 mètres. Une fois en bas, nous rencontrons Domi qui nous apprend qu’il y un passage au pied de ce puit qui communique avec l’extérieur.  Cette cavité ne porte pas son nom par hasard, c’est en fait une ancienne tanière de loup. Ils étaient ainsi à l’abri et pouvaient aller et venir par ce passage bas.

 

Après cette petite explication, nous continuons notre descente. Nous installons une petite main courante et rentrons dans le vif du sujet. Je me trouve au-dessus d’un P37. La vue est sympa. Je commence à équiper la descente, mais je me retrouve rapidement dans une goulotte qui n’a jamais était équipée. Après avoir galérer pendant un petit moment, je décide de me décaler de l’autre cote de cette goulotte ou j’étais « prisonnier » pour enfin toucher le fond (du puits bien évidemment).

 

L’heure est déjà bien avancée pour continuer nous décidons donc de discuter technique et d’amorcer la remonter. Une journée de plus enrichissante avec des spéléo sympathiques (pléonasme 😊).

 

Retour au camp et rangement du matos avant un repas bien mérité !

 

Loïc

 

Notre destination du jour est le « Joufflu » juste à côté des « Fées anglaises ». La sortie est un peu particulière car les M3 sont évalués et nous sommes donc accompagnés des instructeurs qui se font le plus discrets possible. Nous équipons en double le puits d’entrée. L’opération est un peu laborieuse car la corde frotte un peu partout et il y a peu d’amarrages pour deux. Après nous être creusés la tête, avoir appliqué les conseils de Jérôme et refait de (nombreuses) fois nos nœuds, nous parvenons en bas du puits avec un bel équipement !

 

Pour la suite il faut se mettre à plat ventre afin de faire une main courante et atteindre une petite descente de 3m. La suite se trouve derrière une mini étroiture. Nous descendons tous dans un puits de 7m légèrement plus étroit que ce que nous avons connu cette semaine (on s’habitue vite au luxe des grands espaces !) et nous atterrissons dans une grand salle. Nous en profitons pour déjeuner tous ensemble avant de partir équiper le p26. C’est un beau puits concrétionné avec de nombreux amarrages naturels. Le pli n’est pas encore tout à fait pris et nous oublions parfois de regarder dans notre dos pour trouver une solution facile d’équipement. Nous remontons à mis puits faute de temps.

 

Une fois de retour dans l’entrée nous nous entrainons plusieurs fois au décrochement avec la technique de la « pédale crowlée ». Nous rentrons au gîte après une journée encore riche en apprentissage !

 

Pour terminer, nous visionnons une vidéo sur des tests réels réalisés par des fabricants de matériel spéléo et la fédération française de spéléo.

 

Hélène

 

Vendredi 3/11

 

Aujourd’hui pas de spéléo ! Le stage touche à sa fin et il est temps de nettoyer le matériel, de faire l’inventaire et le bilan de la semaine.  Chacun de nous a beaucoup appris et progressé  dans une ambiance très sympathique. Nous avons fait et parlé spéléo toute la semaine, entendu des histoires d’explo de toute la France et accompli nos premiers exploits : premier équipement, premières sorties dans le Vercors, premiers enchainements de grands puits, etc. De quoi garder de beaux souvenirs de ce stage perfectionnement à l’équipement.

 

Il est déjà l’heure de se dire au revoir et de rentrer… vraiment ? Et non ! Nous n’en avons pas fait assez cette semaine et nous décidons de rester encore un peu pour profiter des belles cavités du Vercors ! Demain nous irons à « Fleurs Blanches » !

 

En attendant nous allons visiter la nouvelle structure artificielle spéléo installée à Autran-Méaudre en Vercors. Tous les amarrages ne sont pas encore posés mais il est déjà possible de l’utiliser. Galerie enterrée, puits, méandre, opposition, passages larges ou plus étroits il y en a pour tous les goûts !

 

Hélène

 

 

 

Samedi 4/11

 

Suite et fin de notre périple dans le Vercors. N’étant pas assez fatigué de notre semaine de stage, nous décidons de rester une journée de plus pour faire un beau trou. Direction les fleurs blanches beau trou de la région avec l’avantage d’être équipé à l’année (ce qui nous arrange bien car nous n’avons pas de corde avec nous).

 

Nous sommes quatre : Hélène, Kévin, Jérémie du SCA et moi. Nous entrons par un trou, taille trou de blaireau, et rampon sur quelques mètres. Nous arrivons dans la première salle assez imposante pour les poitevins que nous sommes. Puis nous attaquons la descente par une succession de puits pour atteindre les -100 environ. A partir de maintenant nous évoluons dans un méandre assez serré et très tortueux de part sa configuration et la roche très dure et très pointue.

 

Une fois en bas, nous arrivons dans le collecteur. Celui-ci est assez imposant. Nous partons en direction des speleonote1 en passant par les carreaux de chocolat (la faim commence à se sentir ça donne envie). Nous croisons une énorme méduse !!!

 

 

La balade continue, nous passons un passage bas dans lequel ce trouve un radeau échoué (il n’a pas plus depuis longtemps). Et nous arrivons au spéléonaute 1. Une pose chocolat et on repart.

 

Nous suivons le collecteur principal après avoir fait un petit détour dans la galerie des fées. D’après nos indictions, nous devons progresser sur quelques centaines de mètres et ensuite bifurquer sur une escalade pour atteindre le spéléonaute 2. Alors nous avançons et continuons d’avancer dans un collecteur ayant de belle dimension. Nous marchons sur nous 2 jambes en mode randonné. Après une bonne heure et demi de marche, nous mangeons un morceau et repartons. Enfin nous trouvons notre escalade ! Nous montons et tombons sur des magnifiques concrétions jaunes dans une succession de goure.

 

 

A partir de maintenant nous devons prendre la première à gauche sous peine de faire un tour sur nous même. Nous empruntons une petite galerie nommé Blanche Neige, (à part faire les Nains, on n’a croisé ni princesse ni prince charmant). Cette galerie semble interminable… Enfin la délivrance après un court ramping nous atteignons les Spéléonaute 2. Une belle salle donnant sur une trémie de chaque côté.

 

Nous descaladons une pour atterrir dans l’eau. Apres avoir remplie une bottes, nous décidons de remonté au vue de l’heure déjà bien avancé. C’est parti pour un retour où le rythme est soutenu (nous avons indiqué une sortie pour 20 h). La remonté du méandre et des puits s’enchaine rapidement. Nous voilà à la voiture avec une demi-heure d’avance !

 

Maintenant qu’on connaît le chemin on reviendra et nous irons plus loin !

 

Loïc




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